Lettre ouverte 11/02
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Note préalable:

Cette lettre ouverte est déjà diffusée sur quelques forums sur le WEB, sur ces forums elle est attribuée au Cardinal Archevêque de Boston Bernard Law, actuellement en disgrâce suite à l'affaire de la couverture par la hiérarchie des prêtes pédophiles du diocèse de Boston. (Affaire regrettable par ailleurs)

Nous ne pensons pas que cette lettre vienne de la ! mais du continent Africain, car nous ne l'avons pas trouvé en langue Anglaise ce qui serait logique compte tenu de l'auteur et de son destinataire... Si son auteur souhaite ce faire connaître ou infirmer nos dires il peut faire en écrivant à la rédaction

Toutefois, cette lettre "du genre dire tout haut ce que pense beaucoup de gens tout bas" bien écrite à le mérite de défendre les idées de la Paix, c'est pour cette raison que nous la publions dans nos pages

                                                                                                                                     La rédaction

12/3/2003 - Grâce à Eric que nous remercions voici la véritable origine de ce document:

Il s'agit en fait d'un sermon de Robert Bowman s'adressant à Bill Clinton. Publié une première fois en 1998 sur le site National Catholic Reporter.

Robert Bowamn, ancien pilote de l'US Air Force devenu archevêque de l'Eglise Catholique Unifiée, l'a actualisé en octobre 2001 pour l'adresser à George W Bush.

Il nous reste à trouver le traducteur probablement Canadien pour le citer



          Monsieur le Président,

Dite la vérité au peuple, Monsieur le Président, au sujet du terrorisme.
Si les illusions au sujet du terrorisme ne sont pas détruites, alors la
menace continuera jusqu'à notre destruction complète.

La vérité est qu'aucune de nos nombreuses armes nucléaires ne peut nous
protéger de ces menaces. Aucun système "Guerre des Étoiles" (peu importe
la technique de pointe, ni combien de milliards de dollars seront
gaspillés dans ces projets) ne pourra nous protéger d'une arme nucléaire
transportée dans un bateau, un avion ou une voiture louée.

Aucune arme, ni de votre arsenal, ni un centime des 270 millions de
dollars gaspillés chaque année dans le dénommé "système de défense" ne
peut éviter une bombe terroriste. C'est un fait militaire. En tant que
lieutenant-colonel à la retraite et dans de fréquentes conférences au
sujet de la sécurité nationale, j'ai toujours cité le Psaume 33 : "Un
roi n'est pas sauvé par son armée puissante, comme un guerrier n'est pas
sauvé par sa vigueur".

La réaction évidente est : "Alors que pouvons-nous faire ? N'existe-t-il
rien, que nous puissions faire pour garantir la sécurité de notre peuple
? Si ! Mais pour entendre cela, il faut savoir la vérité sur la menace.

Monsieur le Président, vous n'avez pas dit la vérité sur le "pourquoi"
nous sommes la cible du terrorisme, quand vous avez expliqué pourquoi
nous bombarderions l'Afghanistan et le Soudan. Vous avez dit que nous
étions la cible du terrorisme, parce que nous défendions la démocratie,
la liberté et les droits humains dans le monde. C'est absurde, Monsieur
le Président.

Nous sommes la cible des terroristes, parce qu e, dans la plus grande
partie du monde, notre gouvernement a défendu la dictature, l'esclavage
et l'exploitation humaine. Nous sommes cible des terroristes, parce que
nous sommes haïs, et nous sommes haïs, parce que nous avons fait des
choses odieuses.

En combien de pays des agents de notre gouvernement ont-ils chassé des
leaders par leurs peuples, en les remplaçant par des dictateurs
militaires, des marionnettes désireuses de vendre leur propre peuple à
des groupes américains multinationaux ? Nous avons fait cela en Iran,
quand les Marines et la CIA ont déposé Mossadegh, parce qu'il avait
l'intention de nationaliser l'industrie pétrolière. Nous l'avons
remplacé par le Shah Reza Pahlevi et nous avons armé, entraîné sa garde
nationale haïe, la SAVAK, qui a réduit à l'esclavage, brutalisé le
peuple iranien, pour protéger les intérêts financiers de nos compagnies
pétrolières. Depuis cela, est-il difficile d'imaginer qu'il existe, en
Iran, des personnes qui nous haïssent ?

Nous l'avons fait au Chili, nous l'avons fait au Vietnam. Plus récemment
nous avons tenté de le faire en Irak. C'est clair ! Combien de fois
l'avons-nous fait au Nicaragua et dans d'autres républiques en Amérique
Latine ?

Une fois après l'autre, nous avons destitué des leaders populaires, qui
voulaient répartir les richesses de leur terre pour que le peuple les
gère. Nous les avons remplacés par des tyrans assassins, qui vendaient
leur propre peuple pour que -moyennant le paiement de sommes énormes
pour engraisser leur compte bancaire privé - la richesse de leur propre
terre puisse être accaparée par des sociétés telles que Domino Sugar,
United Fruit Company, Folgers et d'autres semblables.

De pays en pays notre gouvernement a obstrué la démocratie, a étouffé la
liberté et a piétiné les droits humains. C'est pour cela que nous sommes
haïs dans le monde et c'est pour cela que nous sommes la cible des
terroristes.

Le peuple du Canada jouit de la liberté et des droits humains, ainsi que
le peuple de Norvège et de Suède. Avez-vous entendu dire que des
Ambassades canadiennes, norvégiennes ou suédoises aient été bombardées ?
Nous ne sommes pas haïs parce que nous pratiquons la démocratie, la
liberté et les droits humains. Nous sommes haïs parce que notre
gouvernement refuse ces choses aux peuples du Tiers-monde, dont les
ressources sont convoitées par nos groupes multinationaux. Cette haine
que nous avons semée, se retourne contre nous en nous effrayant par le
terrorisme, et, dans l'avenir, par le terrorisme nucléaire. Une fois que
la vérité a été dite sur les raisons de cette menace et une fois qu'elle
a été entendue, la solution devient évidente. Nous devons changer nos
pratiques.

Nous libérer de nos armes nucléaires (même unilatéralement s'il le
faut), améliorera notre sécurité. Changer drastiquement notre politique
extérieure, la consolidera.

Au lieu d'envoyer nos fils et nos filles de par le mon de, pour tuer des
Arabes, en vue de prendre possession du pétrole, qui existe sous leur
sable, nous devrions les envoyer pour reconstruire leurs
infrastructures, fournir de l'eau potable et nourrir les enfants
affamés.

Au lieu de continuer à tuer des milliers d'enfants irakiens tous les
jours par nos sanctions économiques, nous devrions aider les Irakiens à
reconstruire leurs centrales électriques, leurs stations de traitement
des eaux, leurs hôpitaux, tout ce que nous avons détruit et ce que nous
empêchons de reconstruire avec nos sanctions économiques...

Au lieu d'entraîner des terroristes et des escadrons de la mort, nous
devrions fermer l'École des Amériques. Au lieu de soutenir la révolte,
la déstabilisation, l'assassinat et la terreur dans le monde, nous
devrions abolir la CIA et donner l'argent dépensé pour elle aux
organismes humanitaires. En résumé, nous devrions être bons au lieu
d'être mauvais. Qui alors essaierait de nous arrêter ? Qui nous haïrait ?
Qui voudrait nous bombarder ?

C'est cela, Monsieur le Président. C'est cela que le peuple américain a besoin d'entendre.